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La Citadelle de Québec. . . un endroit riche en histoire. . .
Je n'avais jamais pris le temps de visiter La Citadelle comme je l'ai fait aux fins de ce reportage. J'ai été privilégié, car nous n'étions que 5 personnes en cette fin de saison touristique. Nous avions comme guide monsieur Serge Porlier, un historien. Ce dernier est un fin connaisseur de l'histoire et les renseignements qu'il nous a fournis étaient très intéressants. Semble-t-il que les jeunes Québécois ne visitent pas beaucoup La Citadelle. Les Français et les Américains semblent avoir plus d'intérêt que nous. Actuellement, on parle beaucoup de la guerre en Afghanistan et en Irak. Québec a pourtant été la Ville la plus bombardée en Amérique du Nord, bien avant nous. On nous a toujours dit que pour savoir où on va, vaut mieux savoir d'où on vient.
Je n'ai aucun mérite pour les quelques paragraphes qui suivent et qui relatent l'histoire de La Citadelle. Ce sont des textes qui sont reproduits sur des affiches au début de notre visite.
Dès leur arrivée à Québec en 1608, les Français reconnaissent le potentiel défensif du Cap Diamant. Au fil des ans, ils y construiront des ouvrages de défense intégrés aux enceintes fermant la ville du côté ouest. Cependant, ils ne pourront pas réaliser leur projet de citadelle, faute de fonds provenant du Roi.
Dès la conquête de la Nouvelle-France, les militaires britanniques réclament la construction d’une citadelle à Québec. Londres refuse d’abord cette dépense jugée excessive, mais le siège de Québec par les troupes américaines en 1775 démontre l’urgente nécessité d’agir. L’autorisation est alors donnée d’ériger une citadelle temporaire, en terre et en bois.
Les travaux commencés en 1779 se poursuivent été comme hiver, mais sont interrompus avec la paix de 1783 signée avec les États-Unis. Peu d’ouvrages sont alors terminés et la Citadelle temporaire sera laissée dans un état d’inachèvement.
En 1759, à la suite de la bataille des Plaines d’Abraham, la Nouvelle-France est cédée à l’Angleterre. Bien que les autorités militaires britanniques craignent toujours une reconquête par la France, elles découvrent bientôt que la menace la plus sérieuse vient des États-Unis. Dès 1775, puis à nouveau en 1812, les Américains attaquent le Canada, mais sans succès.
Comme la prise de Québec signifierait pour l’Angleterre la perte de la colonie, il faut à tout prix la doter d’une forteresse capable de résister à un siège, le temps d’envoyer des renforts. En 1820, malgré le coût élevé d’un tel projet, Londres autorise la construction d’une citadelle permanente.
À cette époque, la Haute-Ville est déjà protégée sur tous les côtés, notamment à l’ouest par un imposant mur bastionné et quatre tours Martello. Quant à la falaise, elle est entourée d’une muraille pour empêcher l’escalade. Avec une Citadelle, Québec deviendra une place quasi imprenable.
Des fouilles archéologiques réalisées par Parcs Canada en 2003 et en 2004 ont précédé la construction du nouveau passage réservé aux piétons. Des vestiges de la citadelle temporaire ont été retrouvés, de même que des quantités importantes de déchets laissés sur place par les militaires qui avaient participé à certains travaux de construction.Ces vestiges n’avaient pas été démolis, mais simplement enfouis sous les glacis de terre de la citadelle, lors de son aménagement en 1820. Une fois le relevé terminé, les archéologues les ont à nouveau enfouis, afin d’en assurer la protection.
À compter de 1820, la Citadelle de Québec est conçue comme une forteresse permanente, capable de résister au temps. Afin de mieux résister aux boulets explosifs lancés par l’artillerie ennemie, les ouvrages défensifs sont recouverts de pierre et les bâtiments sont construits en maçonnerie et voûtés en brique. La plupart de ces bâtiments sont encore utilisés de nos jours par le Royal 22e Régiment.
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Lorsque nous sommes sur les Plaines d'Abraham, c'est la vue que nous avons de La Citadelle. |
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Le mot « citadelle » vient de l’italien "cittadella", qui signifie petite cité. À l’image d’une ville et de sa population, une citadelle abrite une garnison dont la survie dépend de l’organisation interne. Repliée sur elle-même et isolée du monde extérieur, elle comprend différents espaces : logements, entrepôts pour l’équipement et la nourriture, citernes pour l’eau, hôpital, armurerie et poudrières. Sur cette photo, c'est l'entrée à la Citadelle pour les piétons.
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Ce bâtiment a été érigé au temps de la Nouvelle-France et il fait toujours partie de la Citadelle de Québec tout comme la poudrière sur la photo suivante. |
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La poudrière du Cap est un autre ouvrage français qui a pu être conservé grâce à sa position stratégique. Elle était située derrière le mur de fortification construit en 1745, dont deux bastions seront intégrés à la citadelle britannique en 1820 |
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Nous sommes ici à l'intérieur de la poudrière. Au centre de la photo, on aperçoit une lueur, c'est une des fentes que l'on voit sur la photo précédente. Les soldats n'avaient qu'à y introduire leurs fusils et l'ennemi avait la surprise de sa vie. |
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Les bâtiments de La Citadelle ne sont pas visibles de l'extérieur du site. Le bâtiment de droite est le premier que nous voyons, c'est l'accueil. |
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On peut voir une partie de La Citadelle avec ses couloirs et ses toitures en gazon. Cette base militaire est au coeur de la Ville de Québec; on peut voir des édifices comme l'édifice Marie-Guyart et l'hôtel Hilton. |
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La Citadelle aurait aussi pu servir de prison si nécessaire comme en témoigne cette photo d'une cellule de prisonnier. |
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Au musée de La Citadelle, un espace est réservé pour monsieur René Jalbert. Voici son histoire : Au milieu de la matinée du 8 mai 1984, René Jalbert, le sergent d’armes de l’Assemblée nationale du Québec , fit montre de courage et d’audace hors du commun lorsqu’il subjugua un individu qui venait de tuer 3 personnes et d’en blesser treize autres. L’homme était entré dans l’Hôtel du parlement par une porte latérale et avait commencé à faire feu avec une mitraillette. Quelques instants plus tard, tirant à gauche et à droite sur son passage, il emprunta l’escalier principal pour se rendre au Salon Bleu. Alors qu’une rafale de balles criblait le mur, monsieur Jalbert entra dans la pièce, s’avança calmement vers l’individu et persuada celui-ci de laisser sortir plusieurs employés. Monsieur Jalbert amena ensuite l’homme dans son bureau , au sous-sol de l’Assemblée nationale, se donnant en fait en otage à un individu qui était armé jusqu’aux dents. En dépit du danger et avec beaucoup de sang froid, monsieur Jalbert réussit après quatre heures de négociations à convaincre l’homme de déposer les armes et de se rendre à la police. Sans l’intrépidité de cet ancien Major du Royal 22e Régiment et vétéran de la 2e guerre mondiale et de la guerre de Corée, le bilan des morts aurait sans doute été plus lourd.
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Quand on visite La Citadelle, on visite le Musée qui permet de revivre des époques moins glorieuses de notre histoire à cause de certaines guerres. À remarquer ici au centre de la photo, sous la fenêtre, la radio qui n'avait rien à voir avec les appareils miniatures que nous connaissons de nos jours. |
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Vous avez reconnu René Lévesque qui était correspondant de guerre pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il a été premier ministre du Québec de 1976 à 1985 et il est décédé le 1er novembre 1987. L'autre correspondant à gauche sur la photo est monsieur Marcel Ouimet. |
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Dans ce même musée, une brochure de l'armée dans un but de recrutement de nouveaux soldats. Pour une famille de 5 enfants, c'était 83 $ par mois. Cette rente comprenait la solde du soldat, soit 33 $ par mois. |
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Dans un musée militaire, il y a évidemment des armes. |
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| Toujours dans le musée, sur la photo de gauche, des personnages grandeur nature représentant des soldats à l'époque de la Nouvelle-France. À droite, la mascotte régimentaire de La Citadelle, le Bouc, en compagnie d'un soldat. La vraie mascotte régimentaire qui est bien vivante se nomme "Batisse". |
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| À première vue, on dirait une peinture. En réalité, ce sont des personnages miniatures afin de représenter un événement qui a eu lieu le 28 avril 1760, quelques mois seulement après la bataille des Plaines d'Abraham. Il s'agit de la bataille de Sainte-Foy. Un monument est érigé au parc des Braves sur le Chemin Sainte-Foy à Québec pour rappeler ce triste événement de notre histoire. |
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Le représentant de la Reine d'Angleterre au Canada qui porte le titre de gouverneur général a une résidence à La Citadelle et il y passe quelques semaines par année. |
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| Les nombreux bâtiments de La Citadelle portent chacun l'inscription d'un endroit où les soldats canadiens ont servi. Sur la photo de gauche en haut, c'est "Vimy" en France. Pendant la Première Guerre mondiale, en date du 12 avril 1917, l'armée canadienne a remporté une victoire décisive sur l'armée allemande. Sur l'autre photo, c'est indiqué "Sicile 1943". Sur les deux autres photos, l'inscription est clairement indiquée. |
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La devise du Québec "JE ME SOUVIENS" occupe une place de choix à La Citadelle de Québec. |
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Comme il n'y avait pas de CF-18 à l'époque, on utilisait des canons comme celui-ci. Il y en avait de différentes grosseurs. |
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Ces canons tiraient des obus qui pouvaient atteindre une distance de 4 kilomètres. J'ai pris cette photo dans le musée. Il existait des obus de différentes grosseurs, selon le canon utilisé. |
Crédit photo : Normand Bellefeuille
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