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Neuville. . .un riche passé architectural. . .
Si j'étais dans une salle remplie de gens, je dirais ceci : "Levez la main ceux qui ont déjà visité le village de Neuville ." Certains lèveraient sans doute la main parce qu'ils sont très souvent passés par Neuville via la route 138 qui longe le fleuve. Neuville n'est qu'à quelques minutes de Québec, mais si j'avais un conseil à donner aux gens de Québec et d'ailleurs, c'est de venir à Neuville et de marcher tranquillement la rue des Érables afin de découvrir une à la fois les maisons historiques de cette municipalité. La rue des Érables est dans le même sens que la route138, mais un peu plus haut, comme sur une terrasse et on y voit le fleuve.
Je suis d'abord allé à l'Hôtel de Ville de Neuville. On m'a remis une brochure de la Société d'histoire de Neuville qui comprend à la fois une photo et l'histoire de chacun des 23 maisons et édifices historiques dont la majorité est située sur la rue des Érables et les autres sur la route 138. Pour mon reportage, j'en ai photographié un certain nombre et j'indique un résumé de leur histoire à partir des renseignements beaucoup plus complets qui se retrouvent dans la brochure de la Société d'histoire de Neuville.
Cedtte brochure indique que ce territoire fut l'un des plus anciens lieux de peuplement rural au pays. Les colons s'y sont installés entre 1665 et 1672. En 1683, cette seigneurie était la 3e plus populeuse de la Nouvelle-France avec 372 habitants. La ville de Québec comptait alors 1345 habitants. Pour plus de renseignements sur Neuville et son riche passé, je vous invite à vous procurer cette brochure qui est très bien faite. Voici maintenant une partie de Neuville en photos.
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Si on faisait un sondage à Québec en demandant quelle est la principale activité à Neuville, la culture du maïs l'emporterait. J'ai photographié Gisèle Noreau, Germaine Gilbert et Yvette Villeneuve au kiosque de Ferme Domino sur la Route 138 tout près du village de Neuville. |
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C'est la Maison Joseph Bernard qui est située au 758 rue des Érables. Cette habitation d'esprit régence fut construite en 1820 par François LaRue, maître maçon, pour Joseph Bernard, maître farinier et meunier. |
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Sur cette photo, c'est la Maison Joseph Proulx-Chandonnais qui est située au 655 rue des Érables. Elle a été construite en 1797 par Joseph Proulx, aubergiste. Autrefois, le sous-sol arrière servait d'écurie pour les chevaux des voyageurs. |
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Caroline Martel que nous voyons en médaillon sur la photo est Chef-propriétaire de "Les Délices de la Marguerite" dont l'établissement est situé au 681 rue des Érables. On peut y prendre un repas. Elle se spécialise dans les mets préparés et offre un service de traiteur. Son site internet :
www.lesdelices.ca |
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| À gauche, la chapelle Sainte-Anne (bien culturel classé) qui est située au 666 rue des Érables. Cette chapelle a probablement été construite sur l'emplacement d'une première chapelle édifiée en 1679. Ce bâtiment a subi plusieurs restaurations dont une assez importante faite par le Seigneur LaRue en 1871. En retour, il avait demandé d'être inhumé, lui et son épouse, sous la chapelle. Sur la photo de droite, un petit monument en hommage à Dina Bélanger dont la mère Séraphia Matte, épouse d'Octave Bélanger, était originaire de Neuville. Dina Bélanger a vécu du 30 avril 1897 au 4 septembre 1929. Elle était religieuse, musicienne et une mystique canadienne. Elle est née dans la paroisse Saint-Roch à Québec. Elle a étudié la musique à New York. Elle est entrée chez les religieuses de Jésus-Marie de Sillery en 1921 sous le nom de Marie Sainte-Cécile de Rome. Elle a été proclamée bienheureuse par Jean-Paul ll le 20 mars 1993. |
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Nous voyons ici la Maison Gingras, située au 747 rue des Érables, laquelle a été construite entre les années 1830 et 1840. Elle se rattache au type de la maison d'inspiration française. |
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L'Église Saint-François-de-Sales dont le choeur, le baldaquin et l'orgue sont classés biens culturels, est située au 700 rue des Érables. Cet édifice fut construit en plusieurs étapes. Il abrite un imposant baldaquin de bois sculpté en noyé cendré exécuté en 1695 en Nouvelle-France pour la chapelle épiscopale de Québec. Il fut cédé à la Fabrique de Neuville en 1717 par Mgr de Saint-Vallier en échange de vivres destinés aux pauvres de Québec. Ce baldaquin est le plus vieux monument religieux catholique romain en Amérique issu du régime français. |
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Nous voyons ici le Parc nautique Maurice-Grenier en bordure du fleuve. C'est très bien aménagé; il est même possible de s'avancer dans le fleuve sur un trottoir qui cerne les voiliers qui sont amarrés à l'abri des vagues. Le trottoir est sur le contour en roches qui entoure les voiliers. |
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Ici, c'est la maison familiale de Doris et Michel Noreau, propriétaires de Ferme Domino qui produit entre autres du maïs et du soya. Cette belle maison est située au 960 Route 138 à Neuville. |
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Deux édifices importants dans la vie des Neuvillois, la Caisse Populaire de Neuville à gauche et l'Hôtel de Ville à droite.
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C'est la Maison Bordeleau-Prévost située au 264 rue des Érables. Cette maison a été construite en 1742 par le maçon Joseph Grenier pour Étienne Bordeleau par contrat de construction devant le notaire Louis Pillard, notaire royal demeurant à Neuville. |
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Sur cette photo, la Maison Lefebvre-Fiset (bien culturel classé) qui est située au 741 rue des Érables. Datée de 1801, cette maison d'inspiration française illustre bien l'adaptation au relief de Neuville. |
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Marie-Andrée Dorion est fleuriste à Neuville. Son établissement est situé au 700, route 138 et est connu sous le nom de "Fleurs d'anges". |
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La Maison Docteur Antoine LaRue est située au 571 rue des Érables. Construite en 1915, cette maison victorienne fut à l'époque l'une des plus luxueuses maisons du comté de Portneuf. |
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| C'est le Manoir de Neuville qui est situé sur la route 138 en bordure du fleuve. Cet établissement a été fondé par Luc Gaucher en 1950. Le premier établissement portait le nom d’auberge Le Castel Vauquelin. Cette auberge fut très populaire pendant plus de 20 ans. À cette époque, une forte clientèle venait de Québec pour y danser, car les règlements municipaux et la Loi sur la vente d’alcool défendaient la danse dans les bars et restaurants de la ville de Québec et des alentours. Les chambres et les chalets étaient très achalandés durant la saison estivale, car les touristes américains et ontariens y affluaient. Le Manoir a changé de mains à plusieurs occasions et est maintenant la propriété de François Drolet qui a gagné une médaille d’or aux Jeux olympiques de Nagano en patinage de vitesse courte piste au relais 5000 mètres. François s’est associé avec d’autres médaillés olympiques, dont Nathalie Lambert, pour redonner au Manoir sa vocation hôtelière. À même le lobby, on a installé un musée où l’on peut observer les médailles olympiques ainsi que les médailles de championnat du monde de ces athlètes. Le Manoir de Neuville est maintenant un endroit rêvé pour un mariage, une réunion de groupe ou un tête-à-tête. |
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C'est le Centre de santé de Neuville qui comprend une clinique médicale, une pharmacie, une clinique dentaire, un centre de massothérapie - pressothérapie. |
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Le Manoir seigneurial LaRue (bien culturel classé) est situé au 624-626 rue des Érables. Cette magnifique demeure fut construite en 1835 par Isaac Dorion pour Édouard LaRue, Seigneur de Neuville. Comme le voulait le Seigneur LaRue, cette maison se devait d'être la plus imposante et la plus spacieuse de tout le village. |
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La Maison Charles-Xavier LaRue (bien culturel classé) est située au 306 rue des Érables. Cette maison construite en 1854 constitue l'aboutissement d'une nouvelle façon de construire. |
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Le Vieux Couvent est situé au 652 rue des Érables. Le Seigneur Nicolas Dupont avait concédé aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame le terrain pour la construction d'un couvent. La première construction remonte à 1716. Au moment de la conquête entre 1759 et 1761, le bâtiment est converti en caserne par les troupes anglaises. Le général Murray l'a remis aux soeurs en 1761. |
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Le presbytère est situé au 714 rue des Érables. Cet édifice fut construit pour le curé Basset en 1715. Il a cependant subi d'importantes modifications en 1854 et en 1878. L'ajout d'une galerie couverte faite en 1915 lui donne son aspect actuel. |
Crédit photo : Normand Bellefeuille
Normand Bellefeuille, éditeur
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